29 septembre 2016

Mission de M. Ousmane Sidibé, Président de la Commission Vérité Justice et Réconciliation du Mali (CVJR) au Canada.

Points abordés par l’intervenant

Au cours de cette mission, nous espérons nous instruire de l’expérience canadienne en matière de justice transitionnelle, particulièrement comment le Canada a traité la question de la mémoire et de la réparation pour les peuples dits «autochtones», la gestion de la diversité et du vivre ensemble.

Au-delà des échanges d’expériences, nous serions très heureux d’établir des partenariats, et si possible bénéficier au cours de notre mandat de missions d’experts canadiens sur des sujets à déterminer.

À titre d’exemples, les questions ci-dessous nous intéressent:

  • Dans le cadre de notre mandat, nous devons rechercher les causes profondes des différentes crises que le Mali a connues afin de réduire les sources d’incompréhensions, d’antagonismes et de rancœurs. Quelle place faire aux victimes des différentes crises, et comment intégrer leur mémoire à notre histoire nationale? Comment réconcilier les Maliens entre eux-mêmes, dans une relation de confiance et de solidarité?

Quelle est l’expérience canadienne en la matière ? Quelle pourrait être la meilleure voie pour y arriver?

  • La crise malienne a révélé au grand jour le fossé entre l’État et les citoyens particulièrement dans les régions qui ont été occupées. Se basant sur l’expérience canadienne, dans un tel contexte, comment refonder l’État malien sur le socle de la justice et de la démocratie? Comment refonder un nouveau Contrat Social en renouant le lien entre les citoyens et l’État?
  • Nous devons identifier les victimes des graves violations des droits de l’homme pendant les conflits à répétition qu’a connues le Mali, les reconnaître et intégrer leur récit à notre mémoire commune, pour les générations futures.

Se basant sur l’expérience canadienne, quelle pourrait être la meilleure voie pour y arriver?

  • Le Mali dispose de ressources très limitées. Dans un tel contexte, la question des réparations, notamment matérielles  devient un véritable défi.
    Dans un tel contexte, le Canada a-t-il emprunté d’autres voies de réparation non matérielles qui pourraient inspirer le Mali?