Centre interdisciplinaire de recherche sur l'Afrique et le Moyen-Orient

Conférences midi

Le CIRAM organise régulièrement des conférences midi sur des sujets variés. Ces conférences se veulent essentiellement interactives et participatives.

Obligation de coopération et immunités des chefs d’État en exercice devant la CPI

Mardi 17 avril 2018 de 11h30 à 13h

M. Azé Kerté AMOULGAM,  Doctorant en droit à l’Université Laval, membre étudiant du CIRAM, chercheur à la Chaire de recherche du Canada sur la justice internationale pénale et les droits fondamentaux et à la Clinique de droit international pénal et humanitaire, et aussi membre de l’Association internationale de droit pénal (AIDP).

 

Résumé :

La Chambre d’appel de la CPI lance un appel pour recueillir les avis externes sur l’appel interjeté par la Jordanie contre une décision de première instance. Le sujet central est celui des immunités dont bénéficierait Omar Al-BAshir, recherché depuis 2010. La CPI reproche à la Jordanie de n’avoir pas arrêté et remis le président soudanais alors qu’il s’était rendu sur son territoire. Pour sa défense, cet État invoque les immunités du Chef d’État en exercice. Pourquoi la Chambre veut-elle recueillir les avis de tiers ? Peut-on s’attendre à un revirement jurisprudentiel par la reconnaissance des immunités ? Quelles seraient les conséquences pour l’avenir de la justice internationale pénale ?

Lieu : Pavillon Charles De Koninck, Salle 3470, Université Laval.

La conférence sera animée par Mme Ndeye Dieynaba NDIAYE, responsable de la Coordination du CIRAM.

 

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La reconnaissance des langues Tamazight au sein du droit algérien Une réconciliation manquée ?

Vendredi 13/04/2018 de 10h à 13h30

 

Par Amar Laidani

 

Biographie

Amar Laidani est juriste comparatiste de formation et actuellement doctorant à l’université de Montpellier 1 en Histoire du droit auprès du centre de recherche d’Histoire du droit des colonies, sous la direction du Professeur  Éric de Mari, en co-tutelle avec l’Université Laval sous la direction du Professeur  Bjarne Melkevik. Il est également diplômé d’un Master 2 en droit et d’une maitrise en droit comparé. Il a obtenu ces deux diplômes à  l’Université de Droit de Trento, en Italie. Ses domaines d’intérêt sont l’histoire du droit colonial,  la pensée  juridique et le droit comparé.

 

Résumé de la conférence :

Le 6 février 2016, les langues tamazight (berbère) ont été reconnues par l’article 4 de la nouvelle Constitution algérienne comme «langues officielles». Cet événement a marqué un pas en avant dans la reconnaissance des langues tamazight dans le système juridique algérien. La reconnaissance constitutionnelle de la langue tamazight a commencé en 2002, lorsque le législateur algérien a introduit l’article 3-bis dans la Constitution algérienne de 1996, reconnaissant le tamazight comme une «langue nationale». La réforme de 2016 a été tout de même accueillie avec une certaine tiédeur, voire  même avec une certaine suspicion de la part de l’opinion publique kabyle. Nous essayerons à travers notre présentation d’éclaircir les origines historiques du rapport conflictuel que le droit algérien a entretenu avec la question des langues berbères,  qui dans le cas de l’Algérie est avant tout une question kabyle.

L’introduction de l’article 03 bis au sein de  la constitution algérienne de 1996, par la loi n. 02-03 du 10 avril 2002, a ouvert une brèche dans la reconnaissance de tamazight (berbère) au sein de l’espace juridique algérien. Cependant les différentes linguistiques amazighes demeurent  encore absentes dans l’espace juridique officiel, dans lequel l’unique langue demeure l’arabe classique. Le Code de procédure civile promulgué en 2008 et donc successivement à la réforme constitutionnelle de 2002 ne marque aucun pas en avant dans la reconnaissance de la langue amazighe au sein du système judiciaire algérien. Nous essayerons d’expliquer les dynamiques qui freinent la reconnaissance de tamazight au sein du système juridique algérien.

 

Salle 5325, Pavillon Charles De Koninck, Université Laval

«  »Faire du couscous et des meetings contre l’émigration clandestine ». Mobiliser sans protester au Sénégal. »

Jeudi 05/04/2018 de 11h45 à 13h

Emmanuelle Bouilly est stagiaire postdoctorale au Centre Interdisciplinaire de Recherche sur l’Afrique et le Moyen-Orient (CIRAM) à l’Université Laval. Elle débute une recherche empirique sur la fabrique des partis politiques et longitudinale sur le profil des députés au Sénégal. Elle est docteure en science politique de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Ses travaux portent sur les mouvements sociaux, le genre, et les processus de politisation en Afrique de l’ouest.

En 2006, un peu plus de 30000 Subsahariens ont émigré en Espagne en traversant l’océan atlantique à bord de pirogues. Parmi eux, environ 10000 Sénégalais ont été expulsés dans leur pays d’origine. De nombreux autres sont morts dans leur tentative de rejoindre l’Europe. Plusieurs mères de migrants se sont alors élevées contre ces drames, créant une association locale ayant pour mission officielle de « lutter contre l’émigration clandestine ». Cette lutte a pris la forme d’actions de sensibilisation sur les dangers de certaines routes et moyens migratoires, d’entraide morale et économique pour les mères de disparus, et de témoignages publics – parfois soutenus par des bailleurs de fonds internationaux ou les pouvoirs publics sénégalais. L’étude empirique de cette mobilisation sera l’occasion de discuter des usages et limites de la sociologie des mouvements sociaux sur des terrains non-occidentaux.

Salle 3470, Pavillon Charles De Koninck, Université Laval

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La gestion de l’insécurité entre le Nigeria et le Cameroun

Le mardi 03 avril 2018 de 11h30 à 13h

Par Richard Filakota

Ancien Recteur de l’Université Catholique d’Afrique Centrale, Directeur de l’Institut Supérieur d’Agronomie d’Afrique Centrale. Professeur à l’Université Catholique d’Afrique Centrale (Institut Catholique de Yaoundé) de 2005 à 2017 et professeur invité à la Faculté de Théologie et de Sciences religieuses, Université Laval pour la session d’hiver 2018. Il est spécialiste des faits religieux (nouveaux mouvements religieux, islamisme, fondamentalisme religieux, etc.) et a publié un ouvrage sur Le renouveau islamique en Afrique noire : le cas de la Centrafrique (L’Harmattan 2009), suivi de plus d’une dizaine d’articles dans des ouvrages collectifs et dans des revues scientifiques.

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Salle 7160, Pavillon Charles De Koninck, Université Laval

Stretching the margins: identity, power and new “frontiers” in Lebanon’s Maronite community

Mardi 27 mars

by Rosita Di Peri, Università di Torino

Abstract

The communities in Lebanon are difficult to define: They are multi-faceted entities at the heart of the socio-political system, and the country’s 1926 Constitution, its amendments and the 1943 National Pact have provided them with a legal framework for their institutionalisation. In Lebanon’s multi-communitarian society, the divisions between communities have well-defined and demarcated borders, and the prerogatives of individuals and groups are reflected in the existence of specific communitarian institutions. Over the years, communities have become ‘spaces’ where the dynamics of production and re-production of the power and techniques of social control manifest themselves through the strict interaction between the communitarian system at the social level and the consociative system at the political one. Such ‘spaces’ are clearly bounded by the juridical, social and religious rules that shape them, which in turn crystallises identities and prevents changes. Among the 18 Lebanese communities, the Maronite community, which is central to the Lebanese socio-political system, is not an exception to the rule. On the contrary, the relevant role that the community has historically assumed made the control over its members more and more strict and pervasive. Over the years, this situation has helped the community’s (political and religious) élites to hide the internal problems and the progressive marginalisation of the community at demographical, political and economic levels and nourished, instead, the narrative of Maronite social cohesion, on the one hand, and of economic supremacy, on the other hand.

Assuming, as a starting point, that communities in Lebanon are ‘spaces’ where various techniques of domination and control are reproduced to prevent their members from questioning the religious or political hegemony, our hypothesis is that the Maronite community’s marginalisation process has created spaces in-between borders in this community where new discourses and dynamics arise. These ‘new frontiers’ are physical or mental spaces where individuals seem to question the communitarian system, albeit for two opposing reasons: on the one hand, to stop the system of domination and control in order to overcome the communitarian system, and on the other hand, paradoxically, to ask for ‘more community’, to continue to take advantage of the benefits of the patronage system.

The paper will analyse the processes of creation of these spaces in-between borders and their internal dynamics by relying on fieldwork carried out in Lebanon between 2014 and 2017, primarily in the Maronite village of Ghebele in the Kesrowan.

Rosita Di Peri is Assistant Professor in the Department of Culture, Politics and Society at the University of Turin, Italy, where she teaches the course of ‘Politics, Institutions and Cultures of the Middle East’. Her research interests are democracy and authoritarianism in the Middle East with a focus on Lebanon and Tunisia. She is the scientific coordinator of the ‘Understanding the Middle East’ Summer School (http://www.to-asia.it/tomideast) and a member of the advisory board of SeSaMO (Italian Association of Middle Eastern Studies). She has published several articles in both Italian and international journals, including ‘Rivista Italiana di Politiche Pubbliche’, ‘Rivista Italiana di Scienza Politica’, ‘British Journal of Middle Eastern Studies’, ‘Politics Religion and Ideology’, ‘Oriente Moderno’, ‘Mediterranean Politics’ and ‘Meridiana’. She has also authored a book on the politics of contemporary Lebanon (Il Libano contemporaneo, Carocci, Roma 2009 second edition 2017, in Italian) and co-edited several special issues and books, the most recent being ‘Lebanon Facing the Arab Uprisings. Constraints and Adaptation’ (Palgrave, 2017).

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Expliquer le maintien de l’autoritarisme au Soudan par le bas

 

Le jeudi 15 mars 2018 11h45 à 13h

 

Anne-Laure Mahé est Docteure en science politique et chercheuse au sein du Centre d’Études et de Recherches Internationales à l’Université de Montréal (CÉRIUM), où elle coordonne les activités et recherches liées à l’Afrique. Ses travaux se focalisent sur le fonctionnement des régimes autoritaires et les liens entre leur longévité et les politiques de développement. Elle s’intéresse en particulier aux discours et pratiques qui questionnent la distinction entre démocratie et autoritarisme.

 

Résumé de la présentation : Les crises économiques et les échecs en matière de développement sont souvent vus comme des vecteurs de démocratisation, fragilisant des régimes autoritaires qui se maintiennent grâce à des stratégies coûteuses telles que la cooptation et la répression. Le cas du Soudan, dont le   régime actuel a été mis en place en 1989, démontre cependant que les autocrates sont capables de conserver le pouvoir malgré des revers répétés dans la mise en place de leur propre agenda économique.

Cette présentation se propose d’expliquer ce phénomène en s’attachant au niveau micro, qui permet de conceptualiser le développement comme un ensemble de pratiques et de discours concrets. À partir d’une enquête de terrain menée au Soudan, l’analyse se focalise sur une politique de développement participatif mise en place dans la province du Nord Kordofan.    Elle met en évidence comment celle-ci opère comme un espace où les mécanismes de contrôle, de routinisation et de normalisation du pouvoir autoritaires sont façonnés, reproduits, mais aussi négociés.

Salle 3470, Pavillon Charles De Koninck, Université Laval

Les enjeux en matière d’accès à l’éducation et de droits à l’éducation en Afrique de l’Ouest francophone

Le mardi 13 mars 2018

La conférence est animée par Abdoulaye Anne, Professeur au département des fondements et pratiques en éducation  et membre du Centre interdisciplinaire de recherche sur l’Afrique et le Moyen-Orient (CIRAM).

Sociologue de l’éducation intéressé par les enjeux de qualité et de pertinence de l’éducation, Abdoulaye Anne est professeur adjoint au Département des fondements et pratiques en éducation à la faculté des sciences de l’éducation de l’Université Laval. Il a un grand intérêt pour l’analyse comparée des politiques qui organisent le champ éducatif ainsi que des pratiques qui les traduisent. Les recherches actuelles de M. Anne portent sur (1) la question du sens des politiques de décentralisation de l’éducation pour les acteurs, (2) celle de la place de l’innovation et de l’implication des parties prenantes de l’éducation dans la conception des politiques éducatives et (3) celle des aspects cognitifs liés à la réussite de la mise en œuvre des politiques éducatives.

Horaire :        12 h 15 à 13h30

Endroit :       Salle Jean-Chapdelaine, 1er étage, 525 Boulevard René-Lévesque E, Ville de Québec, QC G1R 5R9

 

La présentation vise à faire un état des lieux de l’éducation de base en Afrique de l’Ouest francophone et des enjeux auxquels les pays de la région font face dans ce domaine. Le conférencier y expose un certain nombre de données sur la situation tirées des derniers rapports d’organismes intervenant dans le domaine. Il rappelle, par la suite, quelques grands défis qui se posent encore aux pays de la zone et analyse quelques initiatives développées pour les relever. La présentation se termine par un échange avec le public sur les avenues envisageables pour améliorer les interventions des autorités étatiques, mais aussi celles de tiers acteurs (experts techniques, bailleurs financiers et société civile) appuyant les États en vue de trouver les solutions durables aux problèmes persistants du secteur.

Inscription à formation@mri.gouv.qc.ca

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« Les femmes noires dans le monde : échanges et discussions dans le cadre de la journée internationale de la femme »

Atelier de Sylvia Serbin

Vendredi 2 mars 2018, 11h-12h15 

Université Laval, Pavillon Charles De Koninck, Salle 5325

Journaliste et historienne franco afro antillaise, Mme Sylvia Serbin s’est partagée entre l’Afrique où elle née et a vécu une trentaine d’années, et Paris où se sont déroulées ses études universitaires et une partie de sa carrière professionnelle. Première journaliste noire à radio France à Paris dans les années 1970, elle a également travaillé dans la communication en entreprise et pour des organisations internationales.

Auteure de séries historiques pour la radio et la presse écrite, elle a collaboré à différentes productions de l’UNESCO : l’encyclopédie « Histoire générale de l’Afrique », un programme d’e-learning sur des figures féminines de l’histoire de l’Afrique, ainsi que la publication « Femmes africaines, Panafricanisme et renaissance africaine ».

Elle est aussi l’auteure d’un essai historique « Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire » qui trace 22 portraits de femmes qui ont joué un rôle marquant dans l’histoire de l’Afrique et de sa diaspora, de l’Antiquité jusqu’au début du 20e siècle.

Elle prépare actuellement un nouvel ouvrage sur les résistances féminines dans l’histoire de l’Afrique et de la diaspora noire.

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Conséquences positives et négatives des interventions des puissances extérieures dans la guerre en Syrie

Mercredi 28 Février 2018, 11h30-13h30

La Syrie connait depuis plus de six ans une guerre civile d’une rare violence et qui a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés, en plus de la destruction totale d’une grande partie du pays. Des forces et puissances régionales et internationales ont été très tôt impliquées dans ce conflit sans en rendre pour autant l’issue plus proche ou certaine. C’est à cette question des interventions extérieures que le professeur Jean-Pierre Derriennic s’attaquera dans son intervention pour en déceler les aspects négatifs et positifs.

Jean-Pierre DERRIENNIC Professeur adjoint au département de science politique de l’université Laval, Jean-Pierre Derriennic à élaborer des cours et à diriger des séminaires sur des sujets très variés. Il aborde, entre autres, les relations internationales et les développements politiques de la guerre, les problématiques et stratégies reliées à la paix, la violence et les conflits au Moyen-Orient, en Europe et en Afrique. Parmi ses écrits, deux de ses ouvrages servent de manuels d’introduction aux sciences politiques dans plusieurs universités. Il s’agit du volume Le Moyen-Orient au XXe siècle, réédité chez Armand Colin à Paris, et de l’ouvrage intitulé Les guerres civiles, publié en 2001.

Université Laval Pavillon Charles De Koninck, Salle 3244

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Enjeux et défis de la recherche empirique en Afrique et au Moyen-Orient

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Jeudi 9 novembre 2017 de 11h30 à 13h30 au Pavillon Félix-Antoine Savard, salle 413

Affiche de l’événement

Séminaire mené par :

Stéphanie Maltais (Développement international, dir. Sophie Brière, Ulaval-UOttawa) qui revient d’un terrain en Guinée-Conakry ;

Pietro Marzo (Science politique, dir. Francesco Cavatorta, ULaval) qui revient d’un terrain en Tunisie ;

Adib Benchérif (Science politique, dir. Cédric Jourde, UOttawa) qui revient d’un terrain au Mali et au Niger.

Résumé

À partir des expériences empiriques des étudiants et de plusieurs travaux de méthodologie, les participants analyseront les enjeux et défis de la recherche en Afrique et au Moyen-Orient.

 

Ecrire en collaboration en sciences sociales en Afrique de l’Ouest

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Jeudi 19 octobre 2017 de 12h00 à 13h30 au Pavillon Charles-De Koninck, salle 3244

Affiche de l’événement

Conférencier

Socio-anthropologue de la santé à l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines (UFR/SH) de l’Université Ouaga I – Pr. Joseph KI-ZERBO du Burkina Faso, le professeur Bationo est l’auteur de l’ouvrage collectif : « Vulnérabilités et accès aux soins de santé en Afrique contemporaine » (en cours de finalisation). Il est le directeur des activités académiques et pédagogiques de son unité de formation et de recherche et membre du Laboratoire de recherche interdisciplinaire en sciences sociales et santé.

Résumé

Lors de cet atelier, le professeur Bationo, présente un ouvrage collectif intitulé « Vulnérabilités et accès aux soins de santé en Afrique contemporaine », dont il assure la direction de l’écriture. Il en exposera le contenu, les conditions et les contraintes de la préparation ainsi que les étapes de la réalisation. Il profitera de l’exercice pour échanger plus largement avec l’auditoire sur le processus d’écriture scientifique et sa (ses) réalité(s) dans le contexte africain en général, et dans celui de son pays le Burkina Faso en particulier. L’ensemble de sa présentation sera jalonné d’activités interactives pourtant sur les différents aspects de l’acte d’écriture qu’il aura préalablement présentés.

 

Les accords d’Alger de mars 2015

27 septembre 2016

Date et lieu

Mardi 27 septembre 2016 à 10h30 au Pavillon La Laurentienne – salle 1430V

Affiche de l’évènement

Intervenants

Moussa MARA, ancien premier ministre du Mali
Ibrahima SIDIBÉ-POMMIER, spécialiste du Mali et des questions sahéliennes

Résumé

La crise malienne circonscrite depuis l’intervention Serval de 2012 et le retour d’un pouvoir légitime à Bamako est loin d’être achevée au regard de l’actualité sécuritaire du pays. Celle-ci a été marquée par la persistance de l’insécurité dans le Nord et la dissémination du terrorisme à Bamako et dans l’ensemble du territoire.

Enclenché par les accords de Ouagadougou de juin 2013, le processus de paix, bien qu’ayant permis la tenue des élections présidentielles, a été incapable d’instaurer la paix. La défaite de l’armée malienne face au MNLA et ses alliés en mai 2014 à Kidal a montré les limites d’une solution militaire. Malgré la présence de la MINUSMA, et des forces françaises Barkhane, la région de Kidal échappe toujours au pouvoir central. Cette région, devenue depuis les années 2000 une zone de non-droit, cristallise toutes les problématiques de la crise de l’État et de son institutionnalisation. Un an après la signature mouvementée des accords d’Alger (8 mois de discussions sous la houlette de l’Algérie et de la communauté internationale), la situation est à la confusion des rôles et les chemins de la paix, truffés d’embûches butent sur la réalité de la complexité du problème du Nord au Mali. Face à un pouvoir affaibli face aux groupes armés légitimés, occupant toujours la région de Kidal, l’État malien ne parvient pas à restaurer son autorité dans des pans entiers du territoire comme on le voit dans le Macina. Cette situation paradoxale profite aux réseaux djihadistes et narcotrafiquants qui poursuivent leurs œuvres de fragmentation violente de la société malienne de plus en plus abandonnée par le pouvoir.

L’objet de cette présentation vise à expliciter les enjeux de cet énième accord de paix entre l’État «sous tutelle» malien et des groupes armés Touareg légitimés par la communauté internationale et peu représentatifs de la réalité sociotechnique du Nord Mali. L’interpénétration des agendas entre les différents acteurs montre la complexité géopolitique du territoire malien via la région de Kidal épicentre de la crise malienne.

En quoi ces accords de 2015 peuvent-ils se démarquer des précédents accords (1991, 1996, 2006) et imprimer une dynamique de paix réelle et de reconstruction politique du pays? Telles sont les problématiques auxquelles cette présentation tentera d’élucider inspirées les recherches doctorales de Ibrahima Sidibé-Pommier et le témoignage d’un acteur-clef des évènements tragiques de mai 2014, l’ancien premier ministre Moussa Mara.

Ruptures Revoked

RCA

Ruptures Revoked : Why rebellions, politics, and interventions reinforce old patterns of governance in the Central African Republic

17 octobre 2017

Date et lieu

Mardi 17 octobre 2017 de 11h30 à 13h au Pavillon Charles-De Koninck, salle 5242

Affiche de l’événement 

 

Conférencière 

Dr. Lotje de Vries is an assistant professor at the Sociology of Development and Change Group of Wageningen University. Her research focuses on everyday dynamics of (in)security, transnational security governance in peripheries and borderlands, and state-society relations in (post-)conflict settings (South Sudan and the Central African Republic). She has a background in development sociology and a Ph.D. degree from Wageningen University (2012).

 

Résumé

The Central African Republic experienced unprecedented violence between 2012 and 2014 and since the beginning of this year, violence has spread anew in different parts of the provinces. This talk will elaborate on and analyse three recent developments that suggest a break with the country’s past. First, the Séléka rebellion that began in 2012 was more ambitious than previous ones. Second, the establishment of a robust UN mission in 2014 signified unprecedented international commitment. Finally, in 2016, the country’s citizens elected a civilian president who has excluded armed actors from government positions. Drawing on data collected over a total of 13 weeks of fieldwork in the capital and several provincial towns between early 2015 and August 2017, I will argue, however, that three historic trends quickly reemerged. The deep-rooted histories of outsourced politics, a plurality of violence, and peripheral neglect have in each case transformed what initially seemed as a disruption from past in ways that have perpetuated the violent past rather than breaking with it. In conclusion, by failing to break from the CAR’s pre-crisis political economy, the UN mission and the democratic government risk reinforcing and entrenching the violence and insecurities that mark politics and everyday life in the country.

 

Révolutions arabes, révolutions des médias

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12 octobre 2017

Date et lieu

Jeudi 12 octobre 2017 de 11h30 à 13h au Pavillon Charles-De Koninck, salle 2419

Affiche de l’événement

 

Conférencière

Fatima El Issawi est professeure en journalisme à l’Université d’Essex (Angleterre) et membre de l’équipe de direction du département de développement international de la London School of Economics. Elle cumule plus de quinze ans d’expérience en tant que correspondante internationale dans les zones de conflit au Moyen-Orient (Liban, Irak, Jordanie, etc.).

Résumé

À travers une analyse empirique, la professeure Fatima El- Issawi met en exergue les transformations  des pratiques et valeurs médiatiques qu’opère le paysage politique en transition en Tunisie, en Libye et en Égypte. Bien plus, il s’agira également de souligner l’effet que ces transformations ont sur les fragiles processus de démocratisation en cours dans ces pays-là.

 

Conférence «Le modèle tunisien de transition démocratique: acquis et défis»

Jeudi 20 avril 2017 de 15h à 17h au Pavillon Alphonse-Desjardins, salle 2320

 

Affiche de l’activité

Évènement sur Facebook

Résumé

Plus de six ans après le printemps arabe, le cas tunisien semble constituer une exception dans la région. Comment ce pays a-t-il pu mener à terme un processus de transition démocratique? La révolution pacifique suivie de la justice transitionnelle qu’a connue la Tunisie peut-elle aboutir à une réconciliation nationale? Quelles doivent être les stratégies à adopter par le gouvernement d’union nationale devant les défis économiques, sociaux et sécuritaires notamment marqués par la menace terroriste et l’instabilité en Libye et ailleurs dans la région? Dans ce contexte, quel est le rôle pour le parti Ennahdha dans la réussite de la transition? La cohabitation entre l’islam et la démocratie est-elle possible? Cette conférence sera l’occasion de discuter de ces questions qui aident à définir le modèle tunisien et sa place privilégiée dans les mutations que connaît le monde arabe sur la voie de la liberté, la dignité, la justice et la stabilité.

Conférencier

  • Karim Harouni est président du Conseil national du parti Ennahdha, membre du gouvernement d’union nationale qui dirige la Tunisie. Il a aussi été ministre des transports dans le premier gouvernement tunisien élu après la révolution du Jasmin (gouvernement de la Troïka).

Modérateurs

  • Mourad Chabbi est professeur invité (science politique) à l’Université Laval. Il est enseignant-chercheur au Cerdap2 (Centre d’Études et de Recherche sur la Diplomatie, l’Administration Publique et le Politique) de l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Grenoble et chercheur associé à l’IRSEM (Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire) de Paris.
  • Nidhal Mekki est candidat au doctorat en droit, Université Laval.
  • Pietro Marzo est doctorant en science politique à l’Université Laval. Il étudie actuellement la dimension internationale de la transition tunisienne vers la démocratie. Il a récemment publié une note de recherche avec Francesco Cavatorta sur la contribution d’Ennahda au processus de transition en Tunisie.

Entrevue d’Issouf Soumaré sur les principes de la finance islamique (Radio-Canada, 16 nov 2016)

Le professeur Issouf Soumaré a été interviewé sur les ondes de Radio-Canada le 16 novembre 2016 pour expliquer la finance islamique et ses principes en lien avec le projet immobilier destiné aux musulmans à Brossard, au sud de Montréal. Vous pouvez visionner cette entrevue à cette adresse: http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1000447/finance-islamique-principes-quartier-musulman.

Pour nous écrire :

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Local DKN 5456

1030, avenue des Sciences-Humaines, Pavillon Charles-De Koninck, Ville de Québec, QC G1V 0A6

ciram@eti.ulaval.ca

418 656 2131 poste 404324

Nous rendre visite :

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Local DKN 5320-5319

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